La nanotechnologie ouvre de nouvelles frontières

Les matériaux, les composantes et les dispositifs à l'échelle nanométrique, plus petits que des bactéries ou des cellules de virus, sont au cœur d'une industrie en plein essor. Les nanomatériaux, qui recèlent un énorme potentiel en électronique, dans les matériaux, dans les transports, dans le secteur de l'énergie, en médecine et pour d'autres applications, s'intègrent à tout : fibre optique, additifs pour carburant, emballages alimentaires, pneus, textiles, raquettes de tennis, etc. Comment veiller à exploiter le plein potentiel de cette technologie tout en tenant compte de la sécurité et des questions d'ordre social et éthique? Par les normes. Leur mise au point est bien amorcée à l'échelle mondiale, le Canada et la CSA jouant à cet égard un rôle de chef de file. Vous-même, à titre de membre de la CSA, pourriez avoir une incidence durable dans ce secteur émergent.

Si chaque nouvelle technologie amène son lot de défis à relever, la nanotechnologie pourrait s'avérer particulièrement problématique. Pourquoi? Parce que les nanomatériaux peuvent se comporter différemment par rapport à ce que nous observons à l'échelle macroscopique. En outre, les données dont nous disposons à ce jour sur les effets des nanomatériaux sur la santé humaine et l'environnement, bien que de plus en plus nombreuses, sont toujours insuffisantes. Reste que le potentiel de cette technologie est immense. En médecine, par exemple, la nanotechnologie permet de mettre au point de nouvelles méthodes d'examen et de diagnostic. On peut également s'en servir pour libérer un médicament à un endroit précis dans l'organisme. En outre, elle est à l'origine de nouveaux ignifugeants, de nouveaux outils d'épuration de l'eau, de constructions novatrices, plus légères et plus solides ainsi que de milliers d'autres applications.

Compte tenu du fait qu'elle a des ramifications dans une foule de produits et de services et qu'elle est associée à une masse critique de connaissances d'envergure internationale, la nanotechnologie nécessite l'adoption d'une démarche mondiale en matière d'élaboration de normes.

Depuis 2005, l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et la Commission électrotechnique internationale (CEI), les deux grands organismes d'élaboration de normes reconnus mondialement, établissent des normes visant à favoriser une utilisation sûre et responsable des nanotechnologies tout en soutenant le commerce mondial de produits et de systèmes reposant sur celles-ci. Depuis le lancement de ces travaux, les comités techniques affectés à ce domaine, le TC 229 de l'ISO et le TC 113 de la CEI, comptent des représentants de plus de 40 pays, dont le Canada.

La CSA est responsable de la coordination des travaux du comité canadien des normes en nanotechnologies, le CCC/CSC Nano. Ce comité est un forum cohésif et d'envergure nationale propice à la discussion, à l'échange d'idées et à la participation à des travaux internationaux de définition de normes. À l'heure actuelle, il regroupe 80 membres bénévoles représentant un vaste éventail de secteurs liés aux nanotechnologies, de groupes d'intérêt et de régions géographiques. Cela dit, les nouveaux membres sont les bienvenus, particulièrement s'ils proviennent de l'industrie, où de nombreux secteurs sont touchés par les nanotechnologies.

« Le partage des connaissances est l'une des retombées bénéfiques des travaux du comité de la CSA, particulièrement dans des secteurs émergents comme les nanotechnologies », indique Brian Haydon, gestionnaire de projets, Nanotechnologies, CSA. « La participation à ce comité nécessite peu de temps, et la mise en commun de l'expérience et des connaissances permet de mettre en lumière les risques et de façonner le contexte de la mise en application des échanges commerciaux, des règlements et des normes. »

Les membres du comité canadien passent en revue des ébauches et des documents internationaux relatifs à l'élaboration de normes au moyen d'un espace de travail en ligne, puis formulent des commentaires qui sont compilés pour définir la position unique adoptée à l'échelle nationale par le Canada. La plupart des membres du Canada participent en ligne et sont appelés à assister en personne ou par téléconférence à des réunions qui se tiennent au pays, généralement de deux à quatre fois par année. Certains membres siègent bénévolement au comité à titre de spécialistes techniques, participant directement à la rédaction de normes dans le cadre de réunions internationales.

Si vous êtes intéressé à participer, communiquez avec Brian Haydon au 416-747-4006 ou à brian.haydon@csa.ca.